Notre sélection, par ordre de préférence sur le plan de la sensibisation à la vision pédagogique de Korczak.
- « L’adieu aux enfants », Claude Couderc, 1980
- « Comment surseoir à la violence », Philippe Meirieu, 2000
- « Janus Korczak, le roi des enfants » ou « Janusz Korczak, pour l’amour des enfants », Agnieszka Ziarek, 1999
- « Où est le Dr Korczak ? », Mariusz Kowalczyk, AFJK, 1990
- « KORCZAK », Andrzej Wajda, 1990 - Un témoignage
- « L’herbe qui a soif », Philippe Cassard, AFJK, 1990
- L’ADIEU AUX ENFANTS, téléfilm, 91 mn, 1980.
- Réalisé par Claude Couderc, avec F. Marthouret et H. Vallier. Scénario tiré du livre d’Alain Buhler (titre identique, cf. biblio), coproduction A2, Archives de l'INA et France Télévision Diffusé aux « Dossiers de l’écran » le 12 février 1982 – Pas de distribution commerciale – L'AFJK dispose d'en enregistrement vidéo réalisé sur cassette VHS à partir de la diffusion TV originale, réservé à ses interventions (projections pédagogiques), d'une fiche et d'un dossier pédagogique avec le dossier de presse du film.
Téléfilm biographique de fiction évoquant
fidèlement la vie et l’uvre de Korczak à travers
une reconstitution de « Dom
Sierot », « La Maison des Orphelins »,
l’un de ses deux orphelinats modèles à Varsovie organisé en « République
des enfants ».- Au-delà de l’engagement historique de Korczak pour faire évoluer le statut de l’enfant, le film présente l’avantage de décrire ses principaux dispositifs éducatifs dans les situations précises de la vie quotidienne de l’établissement. Il se termine là où commence le film d’A. Wajda (KORCZAK, cf. ci-après), avec l’ultime combat pour préserver les enfants dans l’enfer du ghetto, jusqu’au transfert au camp d’extermination de Treblinka, le 5 août 1942.
- Ce film reste aujourd’hui un document unique et convaincant et il reste à ce jour, en 2010, le meilleur film de fiction tout public, à voir avec les enfants, sur l’histoire et l’uvre de Janusz Korczak. L’AFJK organise des projections dans le cadre de ses interventions, avec introduction et débat, et dispose d'une version de travail de 60 minutes pour les enfants.
Projections publiques : s'adresser à l'INA ou France-Télévision
et Sacem
Projections pédagogiques : s’adresser par courriel à l’association.
Projections pédagogiques : s’adresser par courriel à l’association.
- Janusz Korczak, Comment surseoir à la violence ? TV, 13 min., 2000
- Réalisation Thierry Kubler, coproduction France Cinq et Mosaïque Films. Un petit documentaire TV de Philippe Meirieu produit pour l’émission « LES ÉCRANS DU SAVOIR » dans le cadre de la série « L’éducation en question » consacrée aux grands pédagogues praticiens. Premier de la liste, le Korczak a été diffusé le mardi 12 septembre 2000 à 9 h 30 sur la CINQUIÈME et rediffusé depuis plusieurs fois sur la même chaîne (le 12 décembre 2000 et à une date non précisée en 2001). Des multidiffusions sont prévues sur le câble et par satellite. Les témoins de l’époque interviewés sont Marek Rudnicki et Stanislaw Tomkiewicz. L'AFJK a fourni toute l’iconographie du film et a participé au petit livre joint avec cinq articles.
Ce document est très utile pour présenter rapidement et efficacement l’actualité de
la démarche éducative de Korczak. Philippe Meirieu a judicieusement
choisi de mettre en avant la pertinence des dispositifs éducatifs
korczakiens pour les enfants en difficulté, en situation de violence
ou simplement confrontés à l’organisation de la vie
collective. Cela fonctionne.- Entre récit, témoignages et recherche-actions, le documentaire insiste, parmi d'autres inventions de Korczak, sur la boîte aux lettres qui permet aux enfants d’exprimer leurs griefs et d’éviter les passages à l’acte en facilitant la négociation des problèmes. On y rencontre les élèves d'un D.S.A de Villeurbanne (Dispositif de Socialisation et d’Apprentissage) qui expliquent à la caméra leur cheminement et leur intérêt à expérimenter aujourd’hui de tels dispositifs korczakiens.
- Le DVD diffusé par les CNDP (Centre de documentation pédagogique du ministère de l'Éducation nationale), comprend trois autres documentaires de durée égale, sur Freinet, Montessori et Oury, avec une notice et un résumé de huit pages à lire au format PDF. Elle est distribuée par les Éditions PEMF avec un livret sur Korczak que nous présentons dans notre bibliographie.
Projections pédagogiques : s’adresser par courriel à l’AFJK.
Retrouvez page biblio d'autres commentaires et analyses
des productions sur Korczak de Philippe Meirieu.
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des productions sur Korczak de Philippe Meirieu.
- "Janus Korczak, le roi des enfants"
ou : Janusz Korczak, pour l'amour des enfants, documentaire, 1999, 51 minutes - Réalisé par Agnieszka Ziarek, produit par Transparences Productions (Charles Gazelle). Première diffusion sur France 2 le 31-01-2000 à 1h10 du matin dans l’émission « La 25e heure », avec une présentation de Jacques Perrin.
Pour information, ce documentaire de 1999 bénéficie depuis peu du nouveau titre mentionné sur la première ligne ci-dessus, avec la faute d'orthographe au prénom de Korczak).
Le grand intérêt à notre avis de ce documentaire est la visite qu'il nous
propose des deux orphelinats historiques de Korczak toujours en activité,
commentée par leurs anciens pupilles. Il est très rare
en effet de voir évoquer à l’écran le second
orphelinat de Korczak, qui fonctionnait pourtant sur le même projet
pédagogique autogestionnaire, et encore plus rare de pouvoir rencontrer
ses anciens pensionnaires. Les interviews des témoins
de Korczak sont toujours impressionnantes. On
peut ici voir et entendre Jacques
Dodiuk (cofondateur de l'AFJK), Isaac Belfer (peintre israélien), et le professeur Aleksander
Lewin (l'ancien éducateur de Korczak fondateur de Korczakianum)
témoigner sur la Maison des orphelins (« Dom
Sierot ») ; visiter le foyer Notre maison
(« Nasz
Dom ») en compagnie de Maria Tabolewska ; écouter
Marek Rudnicki enfin, le dernier témoin de la dernière
marche des enfants vers l'Umschlagplatz.- En dehors de cela, on constate que le film repose sur une utilisation parfois discutable de nombreux documents d’archives, tant sur la vie en Pologne entre les deux guerres que sur le ghetto de Varsovie. On n’a pas hésité ici à faire appel aux sentiments du spectateur en créant des illusions prêtant à confusion, en présentant des images d'enfants, d'orphelinats et même de silhouettes censées être celle de Korczak lui-même. Rappelons fermement qu'il n'existe, à ce jour, absolument aucune image vidéo ni extrait de film d'époque montrant ni Janusz Korczak ni les enfants de ses orphelinats. Corrigeons aussi la présentation aussi faussement enjolivée des voyages de Korczak en Europe : c'était en 1910, avant sa notoriété et absolument pas en 1920, ni pour répondre à l'invitation de ses pairs étrangers qui l'ont au contraire toujours superbement ignoré…
- Sur le fond, sur l’uvre de Janusz Korczak elle-même, cette production n'apporte rien de nouveau sur le plan éducatif ou pédagogique, en dehors du rappel des grands principes de base sur le respect absolu des enfants — mais sans aucune référence aux droits de l'enfant… et sur l’activité du mouvement Korczak international, sur l’actualité des idées de Janusz Korczak dans les domaines de l’éducation et des droits de l’enfant, l’impasse est totale.
- Compte tenu de ces limites mais aussi de l'attitude très négative de la production qui n'a rien fait pour faciliter une utilisation pédagogique de ce film, pourtant très attendue après une diffusion TV malheureusement confidentielle et deux projections privées, on ne peut pas le recommander en première diffusion de découverte de Korczak.
- Les points forts : les tournages en Pologne, Israël et France ; les mots d’enfants polonais et israéliens ; les entretiens avec les anciens pupilles et collaborateurs des deux orphelinats historiques de Korczak à Varsovie et la visite des locaux ; images d’archives en couleur du ghetto (extraits de films de propagande nazie).
Pas de dossier de presse, et une de nos photos d’archives utilisée
sans respect du copyright.
En consultation libre au Mémorial de la Shoah (du dimanche au vdi, 10h-17h30, 10h-19h30 le jeudi.
En consultation libre au Mémorial de la Shoah (du dimanche au vdi, 10h-17h30, 10h-19h30 le jeudi.
- Où EST LE DOCTEUR KORCZAK ? TV, 52 min., 1990
- Produit et réalisé par Mariusz Kowalczyk, Stanislaw Plakwicz et Yves Calméjane. Coproduction AFJK, Association Suisse des amis du Dr Janusz Korczak (partiellement), IDEF (Institut de l’Enfance et de la Famille), Eastlook, STO (en Pologne), avec le concours du FAS (Fonds d'Action Sociale des travailleurs immigrés). — Le film est disponible en français et en allemand.
- Sur les traces de Korczak, à la rencontre des derniers témoins en France, en Israël et en Pologne, il s'agit d'un grand documentaire d’investigation réalisé par une équipe de journalistes. Malheureusement interdit de télévision au moment de sa sortie du fait de la violente polémique autour du film de Wajda (présenté ci-dessus), il n'a pas pu être diffusé et il est toujours inédit.
- Douze ans plus tard, il conserve toute son actualité et restitue la mémoire de nombreux témoins aujourd'hui disparus.
- Les points forts : tournages en Pologne, Israël et France ; très riche iconographie recueillie dans les Associations Korczak, à l’Institut de Pédagogie Polonais, au Musée israélien des Combattants du Ghetto (Bei Lohamei Haghetaot). Visite guidée de « Dom Sierot », l’un des deux orphelinats historiques toujours en activité par Misha Wroblewski, ancien éducateur de Korczak dans le ghetto, de retour à Varsovie pour la première fois depuis la guerre.
-
- Interviews : une vingtaine de témoins rencontrés dans quatre pays (France, Pologne, Israël, Suède) : Jozef Balcerak, Itzchak Belfer, Zofia Bernardynska, Jacques Dodiuk, Schmuel Gogol, Leon Harrari, Awram Hurman, Mira Kaspi, Aleksander Lewin, Schlomo Nadel, Wojteck Pszoniak, Aza Rosen, Marek Rudnicki, Stanislaw Tomkiewicz, Misha Wroblewski, Moshe Zertal, Janka Zuk, Stasiek Zyngman.
- Nombreux documents d’archives inédits, sur la Pologne du début du siècle, les conditions de vie des enfants en orphelinats, les quatre guerres que vécut Korczak comme médecin militaire.
- Témoignages de ceux qui ont assisté à la dernière marche des enfants. Vues aériennes de Treblinka, où, dans un champ de pierres symboliques, parmi dix-sept mille roches anonymes, une seule porte un nom : « Janusz Korczak (Henryk Goldszmit) et les enfants ».
- Extraits des films : « Must children Land », Londres 1945 et « Le Roi Mathias Premier », Pologne 1950.
Distribution: AFJK/Eastlook (contact :
Mariusz Kowalczyk)
Projections publiques ou pédagogiques : s’adresser par courriel à l’association.
Projections publiques ou pédagogiques : s’adresser par courriel à l’association.
- KORCZAK, film 35 mm, Allemagne, 114 mn, 1990.
- Réalisé par Andrzej Wajda, avec W. Pszoniak, scénario de A. Holland. Coproduction européenne. Il avait été distribué en France par UGC dans le réseau des salles Art et Essai. Diffusé sur Canal + en 1992, sur ARTE le 13 juin 1994, et à la télévision belge en 2001. — Bien que distribué en France par la FNAC, Éditions Les films de ma vie, il serait désormais introuvable en 2010.
Le film de Wajda est exclusivement consacré aux
trois dernières années de la vie de Korczak, de 1939 à 1942,
dans le ghetto
de Varsovie. Il décrit avec réalisme l’enfer
de la vie dans le ghetto, chaque jour plus étouffé, pressuré et
lieu d’exécutions sommaires, avec ses victimes et ses profiteurs,
ses riches et ses pauvres, ses flics et ses autorités morales
et politiques. Il montre un Korczak, certes assez héroïque,
mais halluciné de fatigue, qui ne voyait rien d’autre que
le sort des enfants dont il avait la charge et qui n’avait pas
d’autre objectif que de leur rapporter chaque jour quelque chose à manger,
quitte pour cela à mendier ou à faire le mur du ghetto
(lui, il revenait toujours). Le scénario du film est en effet
directement inspiré de son Journal
du ghetto, un monument d'humanité qui témoigne de la simplicité et de la grandeur de l'homme. - Il ne faut donc pas chercher dans ce film le récit des trente années de travail d'un des plus grands éducateurs du siècle. Ni même un rappel de son uvre pédagogique ou littéraire. Mais les témoins de Korczak avec qui nous avons pu voir ce film à maintes reprises, à Cannes, Paris, Varsovie et Jérusalem ont tous sincèrement apprécié la magnifique interprétation de Pszoniak et la grande fidélité du réalisateur à l’ultime combat du vieil éducateur pour préserver les enfants dans la dignité. Ceci malgré le fait, détestable, que Korczak, les acteurs et les enfants du film apparaissent quand même en trop bonne forme et beaucoup trop bien nourris ! La dernière marche de Korczak et des enfants y perd beaucoup en crédibilité (mais pas en émotion !), et après tout, il ne s'agit pas d'un documentaire mais plutôt de convoquer l'indicible en mobilisant l'imaginaire et la fiction.
- En France, le film a pourtant fait l’objet d’une violente polémique, que seul avait dénoncé Alain Finkelkraut, à une époque ou Claude Lanzmann, furieux, dénonçait en Janusz Korczak « un personnage ambigu, un juif polonisé » parce que, par exemple, il n'apprenait pas le Yiddish à ses pupilles (in « Le nouvel Observateur » du 17 janvier 1991, p. 97). La présentation complètement ratée du film à la presse à Cannes en 1990, par la production française du film, n'avait rien arrangé.
- Sa sortie commerciale en janvier 1991, bâclée et censurée par la partie française de la production française fut un échec. Le sujet avait été jugé trop brûlant. Malheureusement, de ce fait, nos efforts de communication autour de l’histoire et de l’uvre vivante de Korczak en ont souffert : « Korczak » devenu un sujet hautement sensible, il était désormais facile de continuer à oublier de s’intéresser non pas à sa fin idéalisée mais à son discours parfois encore bien dérangeant pour les adultes d'aujourd'hui sur l’enfance et sur l’éducation.
- Dix ans plus tard, mars 2000, une soirée de réconciliation autour du film de Wajda fut organisée au cinéma Le Champollion à Paris, par l’Institut polonais et l’AFJK, en présence de W. Pzionak. La salle était pleine. La distance aidant, les passions s'étaient apaisées et un débat nourri a permis d'élucider nombre de résistances à l’origine de ce mauvais procès et de tourner la page. À la satisfaction générale (cf. le témoignage d'un témoin Polonais du Ghetto de Varsovie).
- [Addendum de janvier 2004] À travers le portrait de Korczak et la mise en scène de son Journal du ghetto, le film de Wajda racontait pour la première fois au cinéma l’histoire du génocide du ghetto de Varsovie. Treize ans plus tard mais avec un succès mondial, le film « Le pianiste » de Roman Polanski décrit exactement la même scène, sans en montrer beaucoup plus, sinon dans le temps puisque son film se prolonge jusqu'en 1945. Sans discuter la qualité du film de Polanski, et celle du bouleversant ouvrage à l’origine du film qui est lui bien plus disert sur Korczak, on ne comprend pas, du point de vue korczakien, que l’évocation du grand homme — et du sort des enfants du ghetto, ait été traitée cette fois de façon aussi anecdotique (Korczak est réduit à une apparition caricaturale grotesque de trente secondes en vieux fou provocateur, anonyme, s'amusant avec les jeunes enfants qui l’entouraient à narguer deux soldats pour leur soutirer des cigarettes).
- Nous répétons ce que nous disons depuis la sortie du film de A. Wajda, à savoir que le grand film sur Janusz Korczak, sa vie, son uvre (dans les années heureuses notamment), reste à faire. Nous pouvons nous permettre d'ajouter que le meilleur des scénarios possibles serait incontestablement celui de la biographie de Betty Jean Lifton.
On peut trouver à l’association :
scénario, interview et revues de presse française et étrangère.
— La revue de presse de la Cinémathèque française
qui l'a projeté le dimanche 28 février 2010 à 21h30
— La revue de presse de la Cinémathèque française
qui l'a projeté le dimanche 28 février 2010 à 21h30
- L’HERBE QUI A SOIF, documentaire, 26 minutes, AFJK, 1991
- Réal. ARCADIE, programme Éducation Information Jeunesse, série « Korczak aujourd’hui ». Production exécutive : Philippe Cassard (ARCADIE) Coproduction IDEF, Association Française Janusz Korczak, ARCADIE, Le RENOUVEAU (établissement éducatif), avec le concours du FAS (Fonds d’Action Sociale) et de l’Association suisse des Amis du Dr Janusz Korczak.
- À la différence de tous les autres, ce film documentaire ne présente ni même ne parle de Janusz Korczak. La volonté des coproducteurs était de s'interroger sur la valeur de ses idées aujourd'hui dans un pays comme le nôtre, la France, à l’heure de l’adoption de la Convention des droits de l’enfant. Inscrit dans une démarche korczakienne, le film rencontre la souffrance des enfants et des jeunes confrontés à de graves difficultés sociales et familiales, dans des milieux très différents.
- Le film a été tourné avec les jeunes et l’équipe d'un établissement éducatif de Montmorency (en région parisienne). Il donne aussi la parole à Claude François Unger, l’éminente fondatrice de cet établissement qui fut une grande pédagogue auprès des orphelins de guerre, mais aussi le juge pour enfants J-M. Heller et Agnès Fichot, avocate, dans l’exercice de leurs métiers, et J-P. Rosenczveig, alors dans sa fonction de Directeur de l’Institut de l’enfant et de la famille.
Distribué par : A.R.C.A.D.I.E.
Ciné-TV, Paris, en format Béta-SP et VHS.
http://korczak.fr | http://roi-mathias.fr © Ass.
Frse J. Korczak (AFJK), Paris
(Rédaction 1992-2002 - Dernière révision :
1er mars 2010)
